Tout esclave porte dans sa propre main le pouvoir de briser sa captivité.
Un chagrin raisonnable prouve l’affection ; mais un chagrin excessif prouve toujours un manque de sagesse.
Quand celui qu’on a volé ne s’aperçoit point de ce qui lui manque, s’il n’en sait rien, c’est comme s’il n’avait rien perdu.
Son coeur est vide et sonore comme une cloche dont sa langue serait le marteau ; car ce que son coeur pense, sa langue le dit tout haut.
Le bon vin est une bonne et douce créature si on en use bien. N’en dites pas tant de mal.
Il se rit des plaies celui qui n’a jamais été blessé.
Ô lourde légèreté ! Sérieuse vanité ! Et chaos difforme de belles apparences ! Plumes de plomb, fumée lumineuse, Flamme glacée, santé malade, Sommeil qui toujours veille et n’est point ce qu’il est ! Voici l’amour que je ressens.
Le temps est disloqué. Ô destin maudit, Pourquoi suis-je né pour le remettre en place !.
Vous devrez évoquer un homme qui n’a pas aimé avec sagesse, mais avec excès ; Un homme qui n’est pas facilement jaloux mais qui, manipulé, perdit complètement la tête ; Un homme dont la main, comme celle du vil Indien, rejeta une perle plus riche que toute sa tribu.
Il y a de l’avarice dans l’amour qui se laisse mesurer.
Je vais vous raconter. Le navire où elle était assise, tel un trône étincelant, Flamboyait sur les eaux : la poupe était d’or martelé, De pourpre les voiles, et si parfumées que Les vents se pâmaient d’amour ; les rames étaient d’argent Et battaient en cadence au son des flute…
L’âge ne peut la flétrir, ni l’accoutumance épuiser son infinie variété. Les autres femmes rassasient les appétits qu’elles assouvissent Mais elle affame là où elle satisfait le plus Ce qu’il y a de plus vil devient chez elle séduction Si bien que les prêtres sacrés la bénisse…
Son pas enjambait l’océan ; son bras dressé Couronnait le monde : sa voix n’était qu’harmonie Comme les sphères à l’unisson quand il parlait à ses amis ; Mais quand il voulait terrifier et ébranler le globe, Il grondait comme le tonnerre. Sa munificence Ne connaissait pas d’hi…
Sois aussi chaste que la glace et aussi pur que la neige, tu n’échapperas cependant pas à la calomnie. Il n’est pas de vertu que la calomnie ne sache atteindre.
Si tu te maries, je te donnerai pour dot cette malédiction ; sois aussi chaste que la glace, aussi pure que la neige, tu n’échapperas pas à la calomnie. Va-t’en dans un cloître ; adieu ! Ou si tu veux à toute force te marier, épouse un sot ; car les hommes sages savent bien qu…
Ô terre, je t’offrirai davantage de pluie Distillée de ces deux ruines Que le jeune avril et toutes ses giboulées. Au plus sec de l’été je t’arroserai sans cesse, L’hiver, à chaudes larmes je ferai fondre la neige Et vivre sur ta face un éternel printemps, Si tu refuses de boi…