« Je vais vous raconter. Le navire où elle était assise, tel un trône étincelant, Flamboyait sur les eaux : la poupe était d’or martelé, De pourpre les voiles, et si parfumées que Les vents se pâmaient d’amour ; les rames étaient d’argent Et battaient en cadence au son des flutes, forçant L’eau qu’elles frappaient à remuer plus vite Comme amoureuse de leurs rudes caresses. Sa personne, elle, Rend toute description indigente : elle reposait Sous un pavillon de soie tissée d’or, Plus belle qu’un tableau de Vénus qu’où l’on peut voir L’imaginaire surpasser la nature. »
Tout esclave porte dans sa propre main le pouvoir de briser sa captivité.
Un chagrin raisonnable prouve l’affection ; mais un chagrin excessif prouve toujours un manque de sagesse.
Quand celui qu’on a volé ne s’aperçoit point de ce qui lui manque, s’il n’en sait rien, c’est comme s’il n’avait rien perdu.
Son coeur est vide et sonore comme une cloche dont sa langue serait le marteau ; car ce que son coeur pense, sa langue le dit tout haut.
Le bon vin est une bonne et douce créature si on en use bien. N’en dites pas tant de mal.
Il se rit des plaies celui qui n’a jamais été blessé.