Penser à toi, c’est comme jeter des flocons dans un feu. Il est une forme de bonheur qui me fait peur à peu près pour toujours.
Tes yeux sont trop grands, on voit ton cœur à travers quand tu ris.
À vivre trop longtemps avec un bunker à la place du coeur, on s’habitue à l’obscurité.
Ne pas trop aimer, c’était la clé pour ne pas trop disparaître, et ne pas trop souffrir.
Je me contente de goûter à quelques friandises de temps à autre, mais je respecte les doses d’amour homéopathiques que je me suis fixées.
Nos électricités mêlées provoquaient un étrange coeur-circuit.
Ton corps ressemble à s’y méprendre à cet arbre fruitier qui a la particularité de ne produire que deux fruits par vie. On raconte que si on s’endort entre ses branches, on se réveille amoureux.
La peau à l’intérieur de mon cerveau est constellée de bleus qui ne s’effacent jamais. Je suis un homme-grenier. Je garde tout.
Je ne veux pas que tu aimes «ça en moi», je veux que tu aimes «moi tout entier».
Est-ce que ça va mieux, est-ce que c’est léger comme une bulle de laisser son corps juste là, tel un vêtement abîmé que l’on ne peut plus porter ? C’est fini ce poids qui écrasait ton sourire ?
Ce monde de vie était une machine à fabriquer des surprises. Escargots collés à mon oreiller, hérissons cachés à l’intérieur de mon lit, ou cette fille à l’allure gothique qui voulait dormir dans mon cercueil.
Si Cendrillon avait eu une horloge dans le cœur, elle aurait bloqué les aiguilles à minuit moins une et se serait éclaté au bal toute sa vie.
Quoiqu’il arrive, que je devienne un costaud ombrageux ou que je reste un genre d’épouvantail, jamais de la vie je ne veux devenir tiède.
On avait peur et mal. Mais c’était rien à côté du vide qui nous a explosé silencieusement à la gueule avec le petit «c’est fini» de l’infirmière. Tout le monde avait peur. Peur que tu partes. Et maintenant que tu es partie, on a encore plus peur.
Je n’ai plus de sang, j’ai de la nuit dans les veines, noire et glacée.
J’étudie la mécanique de son cœur avec passion, je tente d’en ouvrir les serrures bloquées, avec des clés douces. Mais certains endroits semblent fermés à jamais.
Tasser son cœur au fond du cerveau pour arriver à réfléchir à ces absurdités dérisoires
Cette mélodie me bouleverse j’ai l’impression qu’il pleut et qu’il fait soleil en même temps partout en moi.
Mais vous étiez qu’un adolescent- pire, un adolescent avec des rêves d’enfant, et qui ne peut s’empêcher de mélanger les rêves et la réalité pour survivre.
Il y a de l’anesthésie sur les tartines. On en a mis partout, pour que personne n’explose.
Le toit de la maison, très pointu, est incroyablement élevé. La cheminée, en forme de couteau de boucher, pointe vers les étoiles. La lune y aiguise ses croissants.
Est-ce qu’elle vient de sortir d’un œuf ? Est-ce que cette fille se mange ? Est-ce qu’elle est en chocolat ? Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?
On vient de déposer le sablier du temps qu’il me reste à vivre entre mes mains.Un dé à coudre.Rien d’autre qu’un putain de dé à coudre.
Mais le pire, c’est de se réveiller au beau milieu de la journée dans ce cimetière pour vivants. Personne ne lit, tout le monde bâille devant la télé. C’est le temps des heures flasques, des horloges molles à la Dali.
Je tombais beaucoup et volais peu, si ce n’est en éclats bleus.
On a ramassé les cœurs, on s’est tenus les uns aux autres avec la mécanique des bras, et on a quitté la chambre.
Je n’ai pas réussi à tordre les horloges, je n’ai pas réussi la magie, ni l’amour ni la médecine ni rien.
Si cendrillon avait eu une horloge dans le cœur, elle aurait bloqué le temps à minuit moins une et se serait éclatée au bal toute sa vie.
Tu sais, je travaille à l’amour depuis longtemps. Je n’en ai pas toujours beaucoup reçu, mais le fait de simplement donner me rend heureuse, parfois.
De quoi ais-je peur ? De toi, enfin de moi sans toi.