En toute chose il faut écrire à temps le mot finis, il faut se contenir, quand cela devient urgent, tirer le verrou sur son appétit, mettre au violon sa fantaisie et se mener soi-même au poste.
Le sage est celui qui sait à un moment donné opérer sa propre arrestation.
Mais, qui que nous soyons, méfions-nous des noms. Ils peuvent se tromper. Je me nomme Félix et ne suis pas heureux. Les mots sont des menteurs. N’acceptons pas aveuglément les indications qu’ils nous donnent. Ce serait une erreur d’écrire à Liège pour avoir des bouchons et à P…
Le mariage est une greffe ; cela prend bien ou mal ; fuyez ce risque.
En amour, il n’y a pas d’amis. Partout où il y a une jolie femme l’hostilité est ouverte. Pas de quartier, guerre à outrance ! Une jolie femme est un casus belli ; une jolie femme est un flagrant délit. Toutes les invasions de l’histoire sont déterminées par des cotillons.
Souvent en croyant nouer un fil, on en lie un autre.
L’excès de la douleur, comme l’excès de la joie, est une chose violente qui dure peu. Le cœur de l’homme ne peut rester longtemps dans une extrémité.
Il y a du consentement dans le sourire, tandis que le rire est souvent un refus.
Il ne souriait pas, nous l’avons dit, mais il riait ; parfois, fréquemment même, d’un rire amer. Il y a du consentement dans le sourire, tandis que le rire est souvent un refus.
La faculté féminine de dédaigner est extraordinaire.
Gravir est de l’homme, grimper est de la bête ; il gravissait et grimpait.
Pourquoi dit-on un amoureux ? On devrait dire un possédé. Être possédé du diable, c’est l’exception ; être possédé de la femme, c’est la règle. Tout homme subit cette aliénation de soi-même.
On est fait prisonnier par l’âme d’une femme. Par sa chair aussi. Quelquefois plus encore par la chair que par l’âme. L’âme est l’amante ; la chair est la maîtresse.
N’as-tu donc pas, Seigneur, assez d’anges aux cieux ?.
La volonté, c’est le clou auquel on accroche son projet pour l’avoir toujours devant les yeux.
Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.
Il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.
Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée.
La puissance du poète est faite d’indépendance.
La France peut bien, sans trop de souci, laisser tomber une feuille de son épaisse et glorieuse couronne ; cette feuille, un fils doit la ramasser. Une nation est grande, une famille petite ; ce qui n’est rien pour l’une est tout pour l’autre. La France a le droit d’oublier, l…
Le but de l’art est presque divin : ressusciter s’il fait l’histoire ; créer, s’il fait de la poésie.
Par Dieu, – fixons encore le sens de ce mot, – nous entendons l’infini vivant.
Dans les plis de leur dogme ils ont la sombre nuit.
Homme, contente-toi de cette soif béante ; Mais ne dirige pas vers Dieu ta faculté D’inventer de la peur et de l’iniquité, Tes catéchismes fous, tes corans, tes grammaires, Et ton outil sinistre à forger des chimères.
Où rampe la raison, l’honnêteté périt.
Toutes les religions sont fausses par la surface qui est le dogme, et vraies par le fond qui est Dieu.
Toutes les religions sont fausses par la surface qui est le dogme, et vraies par le fond qui est Dieu. La meilleure des religions ne parvient qu’à diminuer Dieu.
Dans les temps de peu de croyance, où les religions à force de fautes ont fini par ébranler Dieu dans l’âme humaine, le premier devoir du penseur, c’est de faire des actions affirmantes.
Elle dormait de ce sommeil d’absolue confiance propre à son âge. Les bras des mères sont faits de tendresse ; les enfants y dorment profondément.
Elle ne connaissait pas encore l’amour. Peu de temps après, elle en souffrit, qui est la seule manière dont on apprenne à le connaître.