Le mépris est une pilule, qu’on peut bien avaler, mais non mâcher sans faire la grimace.
Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela.
Tout le monde me prend pour un homme de bien ; Mais la vérité pure est que je ne vaux rien.
Où veux-tu que mon esprit, T’aille chercher des fariboles ? Quinze ans de mariage épuisent les paroles.
Quand je vois vivre entre eux les hommes comme ils font ; Je ne trouve partout que lâche flatterie, Qu’injustice, intérêt, trahison, fourberie.
Je sais que sur les vœux on n’a point de puissance, Que l’amour veut partout naître sans dépendance, Que jamais par la force on n’entra dans un coeur, Et que toute âme est libre à nommer son vainqueur.
Être franc, et sincère, est mon plus grand talent, Je ne sais point jouer les hommes en parlant ; Et qui n’a pas le don de cacher ce qu’il pense, Doit faire, en ce pays, fort peu de résidence.
L’amour, pour l’ordinaire, est peu fait à ces lois, Et l’on voit les amants vanter toujours leur choix ; Jamais leur passion n’y voit rien de blâmable, Et dans l’objet aimé tout leur devient aimable ; Ils comptent les défauts pour des perfections, Et savent y donner de favorab…
La principale règle est de plaire et de toucher. Toutes les autres ne sont faites que pour parvenir à cette première.
Dans le siècle où nous sommes, On ne donne rien pour.
Mais il est, en amour, plusieurs façons de se parler ; et il me semble, à moi, que vos yeux, et les siens, depuis près de deux mois, se sont dit bien des choses.
Il faut du haut et du bas dans la vie ; et les difficultés qui se mêlent aux choses réveillent les ardeurs, augmentent les plaisirs.
Vous vous moquez : la tranquillité en amour est un calme désagréable ; un bonheur tout uni nous devient ennuyeux ; il faut du haut et du bas dans la vie ; et les difficultés qui se mêlent aux choses réveillent les ardeurs, augmentent les plaisirs.
La douce chose que d’aimer, lorsque l’on ne voit point d’obstacle à ces aimables chaînes dont deux cours se lient ensemble !.
J’ai des serviteurs et ne suis point servi.
J’ai pour moi la justice, et je perds mon procès.
Je n’ai pas l’esprit, comme toi, de me brouiller avec la Justice.
Je ne sais pas si cela se peut, mais je sais bien que cela est.
Je ne suis point d’humeur à payer les violons pour faire danser les autres.
Je refuse d’un coeur la vaste complaisance Qui ne fait du mérite aucune différence : Je veux qu’on me distingue ; et pour le trancher net, L’ami du genre humain n’est pas du tout mon fait.
Je soutiendrai mon opinion jusqu’à la dernière goutte de mon encre.
Je vous suis garant Qu’un sot savant est sot plus qu’un sot ignorant.
La beauté du visage est un frêle ornement, Une fleur passagère, un éclat d’un moment, Et qui n’est attaché qu’à la simple épiderme.
Quelque mine qu’on fasse, on est toujours bien aise d’être aimée : ces hommages à nos appas ne sont jamais pour nous déplaire. Quoi qu’on en puisse dire, la grande ambition des femmes est, croyez-moi, d’inspirer de l’amour. Tous les soins qu’elles prennent ne sont que pour cel…
Quoi qu’on en puisse dire, la grande ambition des femmes est, croyez-moi, d’inspirer de l’amour.
Non, non, la naissance n’est rien où la vertu n’est pas.
Là où la chèvre est liée, il faut bien qu’elle y broute.
Laissons raisonner les sots Sur le vrai bonheur de la vie ; Notre philosophie Le met parmi les pots.
Laissons raisonner les sots Sur le vrai bonheur de la vie ; Notre philosophie Le met parmi les pots. Les biens, le savoir et la gloire N’ôtent point les soucis fâcheux, Et ce n’est qu’à bien boire Que l’on peut être heureux.
Les jaloux, Madame, sont comme ceux qui perdent leur procès, ils ont permission de tout dire