« Quelque mine qu’on fasse, on est toujours bien aise d’être aimée : ces hommages à nos appas ne sont jamais pour nous déplaire. Quoi qu’on en puisse dire, la grande ambition des femmes est, croyez-moi, d’inspirer de l’amour. Tous les soins qu’elles prennent ne sont que pour cela ; et l’on n’en voit point de si fière qui ne s’applaudisse en son cœur des conquêtes que font ses yeux. »
Le mépris est une pilule, qu’on peut bien avaler, mais non mâcher sans faire la grimace.
Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela.
Tout le monde me prend pour un homme de bien ; Mais la vérité pure est que je ne vaux rien.
Où veux-tu que mon esprit, T’aille chercher des fariboles ? Quinze ans de mariage épuisent les paroles.
Quand je vois vivre entre eux les hommes comme ils font ; Je ne trouve partout que lâche flatterie, Qu’injustice, intérêt, trahison, fourberie.
Je sais que sur les vœux on n’a point de puissance, Que l’amour veut partout naître sans dépendance, Que jamais par la force on n’entra dans un coeur, Et que toute âme est libre à nommer son vainqueur.