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Goethe

19 citations et aphorismes

Il est pourtant vrai que rien dans le monde ne nous rend nécessaires aux autres comme l’affection que nous avons pour eux.

Quel est celui qui voudrait soutenir que nous avons sous nos yeux Virgile ou Homère lorsque nous lisons les écrits qui leur sont attribués ? Mais c’est l’écrivain que nous avons devant nous, et que demandons-nous de plus ? Les savants qui attachent tant d’importance à des chos…

Une collection d’anecdotes et de maximes est pour l’homme du monde le plus grand trésor, lorsqu’il sait semer les premières avec habileté dans la conversation et se rappeler les dernières à propos.

Il est plus aisé de mourir que de supporter avec constance une vie pleine de souffrance.

Qu’est-ce donc que la destinée de l’homme, sinon de souffrir sa condition humaine, de vider son calice jusqu’à la lie ?.

Il n’y a pas au monde de joie plus vraie, plus sensible, que de voir une grande âme qui s’ouvre devant vous.

Qui mal se porte n’est bien nulle part.

Je trouve aussi étonnant que l’on nomme lâche le malheureux qui se prive de la vie que si l’on donnait ce nom au malade qui succombe à une fièvre maligne.

Il en est de la mauvaise humeur tout comme de la paresse, car c’est une sorte de paresse.

Il est pourtant bien certain que dans ce monde rien ne rend un homme nécessaire, si ce n’est l’amour.

Si nous avions sans cesse le coeur ouvert pour jouir du bien que Dieu chaque jour nous réserve, nous aurions assez de force aussi pour supporter le mal quand il vient.

Malheur à ceux, m’écriai-je, qui se servent du pouvoir qu’ils ont sur un cœur pour lui ravir les jouissances pures qui y germent d’elles- mêmes !.

Je souffre surtout quand des jeunes gens à la fleur de l’âge, au moment même où ils sont les plus susceptibles de s’ouvrir à toutes les joies, gâtent par leur sottises le peu de beaux jours qui leur sont réservés et s’aperçoivent trop tard de l’irréparable abus qu’ils en ont f…

Le talent se développe dans la retraite, le caractère se forme dans le tumulte du monde Goethe.

Tu inspires l’amour et des désirs ; je le sens et je brûle. Aimable enfant, inspire-moi maintenant confiance !.

Ah ! je te connais, Amour ! aussi bien que qui que ce soit. Tu portes là ta torche et elle rayonne devant nous dans les ténèbres. Mais tu nous conduiras bientôt par des sentiers embrouillés ; c’est alors que nous aurions besoin de ta torche. Hélas ! la traîtresse s’éteint.

Une seule nuit sur ton cœur ! le reste se trouvera. Amour nous sépare encore dans le brouillard et la nuit. Oui ! je verrai le matin où l’Aurore épiera les amis, le sein contre le sein ; où Apollon, le matinal, les réveillera.

De quelle manière ; ô dieux ! dois-je vous remercier ? – Vous m’avez donné tout ce pourquoi ‘homme vous implore ; seulement, vous ne m’avez accordé presque rien dans les règles.

Tu t’étonnes et tu me montres la mer : elle semble être en feu. Comme l’onde flamboyante s’agite autour du bateau dans les ténèbres ! Cela ne me surprend pas : la mer a enfanté Aphrodite, et n’est-il pas sorti d’elle une flamme, — son fils ?