« Quel est celui qui voudrait soutenir que nous avons sous nos yeux Virgile ou Homère lorsque nous lisons les écrits qui leur sont attribués ? Mais c’est l’écrivain que nous avons devant nous, et que demandons-nous de plus ? Les savants qui attachent tant d’importance à des choses si futiles, ne me paraissent pas plus sages qu’une très-belle dame qui me demandait un jour en souriant avec beaucoup de grâce : Quel est donc l’auteur des drames de Shakespeare ?. »
Il est pourtant vrai que rien dans le monde ne nous rend nécessaires aux autres comme l’affection que nous avons pour eux.
Une collection d’anecdotes et de maximes est pour l’homme du monde le plus grand trésor, lorsqu’il sait semer les premières avec habileté dans la conversation et se rappeler les dernières à propos.
Il est plus aisé de mourir que de supporter avec constance une vie pleine de souffrance.
Qu’est-ce donc que la destinée de l’homme, sinon de souffrir sa condition humaine, de vider son calice jusqu’à la lie ?.
Il n’y a pas au monde de joie plus vraie, plus sensible, que de voir une grande âme qui s’ouvre devant vous.
Qui mal se porte n’est bien nulle part.