« Une carrière est faite de désirs, de rêves, de chances. C’est paradoxal, frustrant. J’ai commencé par le théâtre sans penser au cinéma. J’ai beaucoup travaillé, souvent avec passion, même si je me reproche ceux de mes films que j’appelle “avoine-foin”. Les chevaux, ça vous ruine un homme ! Comme j’ai souvent tourné mes films “avoine-foin” en Italie, c’est heureusement passé un peu inaperçu en France. »
Je constate qu’il y a une absence de rêve. Il faut réapprendre à rêver.
Aujourd’hui, nous sommes dans une période que je trouve assez cruelle : il y a l’angoisse de ne pas gagner sa vie, de ne pas réussir. Cela donne un relationnel qui n’est pas toujours très sincère. Les hommes sont plus préoccupés de trouver la situation que d’envisager l’amour.
On m’a encore donné un rôle de vieux. Je me demande bien pourquoi, ça sent l’erreur de casting. Je ne suis pas une balance, mais il y avait d’autres acteurs plus décatis que moi, Dussollier, par exemple. Ça, c’est du vrai vieux, moi, c’est invraisemblable, ça fait faux.
Les chevaux m’auront appris à ne pas être cabot. En vivant dans le crottin, je trouve que l’ego en prend un coup.
Durant ma vie, deux activités m’auront été nécessaires, les chevaux et la comédie.
Moi, j’ai aimé aimer, mais je n’ai jamais été un dragueur ou un séducteur, j’étais un grand timide.