« Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer, qu’en répondant : Parce que c’était lui, parce que c’était moi. Il y a, au-delà de tout mon discours, et de ce que j’en puis dire particulièrement, ne sais quelle force inexplicable et fatale, médiatrice de cette union. Nous nous cherchions avant que de nous être vus, et par des rapports que nous oyions l’un de l’autre, qui faisaient en notre affection plus d’effort que ne porte la raison des rapports, je crois par quelque ordonnance du ciel ; nous nous embrassions par nos noms. Et à notre première rencontre, qui fut par hasard en une grande fête et compagnie de ville, nous nous trouvâmes si pris, si connus, si obligés entre nous, que rien dès lors ne nous fut si proche que l’un à l’autre. »
Le plus sage homme qui fut onques, quand on lui demanda ce qu’il savait, répondit qu’il savait cela, qu’il ne savait rien.
Les soldats devraient craindre leur général encore plus que leur ennemi.
Notre grand et glorieux chef-d’œuvre est de vivre à propos. Tout le reste, gouverner, amasser, bâtir, n’est qu’accessoire et secondaire.
Notre grand et glorieux chef-d’œuvre est de vivre à propos.
La nature n’a que faire d’un grand destin pour se montrer et déployer sa force. Partout, dissimulée ou au grand jour, elle se manifeste avec la même intensité.
Notre tâche consiste à construire chaque jour notre conduite et notre vie, et non pas à écrire des livres ; à conquérir non pas des provinces en gagnant des batailles, mais la tranquillité et l’ordre pour notre vie et nos actes.