« Rien ne rassure plus l’opinion qu’une avalanche de textes qui régissent les rapports entre des gens qui n’ont plus d’ambition collective si ce n’est que la loi tienne l’autre à distance. Ils ne sont même plus éduqués à vivre ensemble et ne voient plus dans la relation à l’autre qu’une alchimie d’intérêts. Réglementer, légiférer pour mieux encore détourner à son avantage l’essence de la règle, la contourner avec l’aide d’une myriade de juristes dévoués et coûteux. Ceux qui font la loi et ceux qui la bafouent font cause commune contre l’individu, encadré, enfermé, asservi à l’État et au marché qui jouent depuis des lustres la comédie du désamour et amusent la galerie par leurs prétendues antinomies. »
Certains édifices anciens semblent défier les lois de la pesanteur. À leur propos, on n’est sûr que d’une seule chose : pour les comprendre il faudrait les démonter avec toutefois la certitude de ne jamais pouvoir les remonter.
La source de tous les problèmes, ce qui nous mène à la catastrophe, c’est l’appropriation. Chacun ne pense qu’à accroître son territoire et à s’approprier le fric et les femmes des autres.
Ca m’a foutu les jetons de réaliser que la psychiatrie n’est pas une science exacte et qu’on ne guérit pas à tous les coups.
Dès que l’idée du compromis a germé dans votre esprit, la violence a perdu.
Le sentiment que la vie vous a quitté de votre vivant est l’expression de la solitude absolue. Personne ne peut ni le comprendre ni le partager.
Car moi, le mutilé de la face, je ne vieillirai pas. La guerre m’a fait vieillard à vingt-quatre ans. Je n’ai pas eu le courage de me suicider. J’ai eu le courage de ne pas me suicider. La rancoeur, l’aigreur menacent. Je fais face à l’ennemi intérieur.