« Quelques-uns se défendent d’aimer et de faire des vers, comme de deux faibles qu’ils n’osent avouer, l’un du cœur, l’autre de l’esprit. »
La liberté n’est pas oisiveté ; c’est un usage libre du temps, c’est le choix du travail et de l’exercice : être libre en un mot n’est pas ne rien faire, c’est être seul arbitre de ce qu’on fait ou de ce qu’on ne fait point ; quel bien en ce sens que la liberté !.
Il me semble que l’on dépend des lieux pour l’esprit, l’humeur, la passion, le goût et les sentiments.
Il coûte moins cher de haïr que d’aimer.
Il y a de certaines gens qui veulent si ardemment et si déterminément une certaine chose, que de peur de la manquer, ils n’oublient rien de ce qu’il faut faire pour la manquer.
Les choses les plus souhaitées n’arrivent point ; ou si elles arrivent, ce n’est ni dans le temps ni dans les circonstances où elles auraient fait un extrême plaisir.
On ne pourrait se défendre de quelque joie à voir périr un méchant homme : l’on jouirait alors du fruit de sa haine, et l’on tirerait de lui tout ce qu’on en peut espérer, qui est le plaisir de sa perte. Sa mort enfin arrive, mais dans une conjoncture où nos intérêts ne nous p…