« Mon amant préfère les yeux couleur de ciel Et je ne sais où changer les miens couleur de nuit. »
Déjà minuit, tu n’es toujours pas là. Mes couvertures sont en feu et me brûlent toute entière.
J’ai une fleur à la main qui se fane, Ne sais à qui la tendre sur cette terre étrangère.
Sans illusion quant à une vie future, certaine que tout amour ici-bas est inéluctablement voué à l’échec et à la mort, la femme pashtoune se hausse par ses chants au rang d’une héroïne de tragédie. Son destion s’inscrit dans un espace immense mais que la loi des hommes a tissé…
Pose ta bouche sur la mienne Mais laisse libre ma langue pour te parler d’amour.
Si meurt mon amant, que je sois son linceul ! Ainsi nous épouserons la poussière ensemble.
Déjà le coq maudit et son triste chant de départ, Et mon amant s’en va comme un oiseau blessé.