« L’idée que tout écrivain écrit forcément sur lui-même et se peint dans ses livres est une des puérilités que le romantisme nous a léguées. Il n’est pas du tout exclu, au contraire, qu’un artiste s’intéresse d’abord aux autres, ou à son époque, ou à des mythes familiers. Si même il lui arrive de se mettre en scène, on peut tenir pour exceptionnel qu’il parle de ce qu’il est réellement. »
L’amitié, c’est moins simple. Elle est longue et dure à obtenir, mais quand on l’a, plus moyen de s’en débarrasser, il faut faire face. Ne croyez pas surtout que vos amis vous téléphoneront tous les soirs, comme ils le devraient, pour savoir si ce n’est justement pas le soir o…
Bien entendu, le véritable amour est exceptionnel, deux ou trois fois par siècles à peu près. Le reste du temps, il y a la vanité et l’ennui.
Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie.
Vivre, c’est ne pas se résigner.
Je ne vais rien faire, lire, me promener, attendre. Attendre quoi ? Je n’en sais rien. Mais plutôt que de laisser une oeuvre qui trahisse tout ce que je sens, je préfère ne rien laisser du tout.
Le croyant s’embarrasse t-il des contradictions des évangiles et des excès de l’Église ? Croire est-ce admettre l’Arche de Noé, est-ce défendre l’inquisition, ou le tribunal qui condamna Galilée ?.