« L’homme fait l’histoire à son tour l’histoire le défait. Il en est l’auteur et l’objet, l’agent et la victime. Il a cru jusqu’ici la maîtriser, il sait maintenant qu’elle lui échappe, qu’elle s’épanouit dans l’insoluble et l’intolérable: une épopée démente, dont l’aboutissement n’implique aucune idée de finalité. »
Point de musique véritable qui ne nous fasse palper le temps.
Pour moi tout ce qui est gain est en même temps une perte. Et ainsi le progrès s’annule lui-même. Chaque fois que l’homme fait un pas en avant il perd quelque chose.
L’Ennui nivelle les énigmes : c’est une rêverie positiviste…
Les actions d’éclat sont l’apanage des peuples qui, étrangers au plaisir de s’attarder à table, ignorent la poésie du dessert et les mélancolies de la digestion.
Quand quelqu’un se plaint que sa vie n’a pas abouti, on n’a qu’à lui rappeler que la vie elle-même est dans une situation analogue, sinon pire.
Que de tracas pour s’installer dans le désert ! Plus malins que les premiers ermites, nous avons appris à le chercher en nous-mêmes.