« Je me reproche de ne pas toujours avoir rendu les gens heureux autour de moi. Je me retrouve devant une montagne de “j’aurais dû”, “j’aurais pas dû”. Dans une vie, on fait du chagrin, on fait des douleurs. Je voudrais savoir dire plus souvent à mes enfants que je les aime. »
Je constate qu’il y a une absence de rêve. Il faut réapprendre à rêver.
Aujourd’hui, nous sommes dans une période que je trouve assez cruelle : il y a l’angoisse de ne pas gagner sa vie, de ne pas réussir. Cela donne un relationnel qui n’est pas toujours très sincère. Les hommes sont plus préoccupés de trouver la situation que d’envisager l’amour.
On m’a encore donné un rôle de vieux. Je me demande bien pourquoi, ça sent l’erreur de casting. Je ne suis pas une balance, mais il y avait d’autres acteurs plus décatis que moi, Dussollier, par exemple. Ça, c’est du vrai vieux, moi, c’est invraisemblable, ça fait faux.
Les chevaux m’auront appris à ne pas être cabot. En vivant dans le crottin, je trouve que l’ego en prend un coup.
Durant ma vie, deux activités m’auront été nécessaires, les chevaux et la comédie.
Moi, j’ai aimé aimer, mais je n’ai jamais été un dragueur ou un séducteur, j’étais un grand timide.