« C’est une drôle d’Europe que nous faisons là, où personne ne connait vraiment l’histoire de l’autre, où personne ne s’intéresse vraiment à l’autre, équipes de football mises à part. A mon époque, on apprenait les choses avant d’en avoir besoin, c’était cela la culture, maintenant, on ne les apprend que si on en a un besoin immédiat et Internet nous les sert dans la seconde, à peine décongelées. »
Certains édifices anciens semblent défier les lois de la pesanteur. À leur propos, on n’est sûr que d’une seule chose : pour les comprendre il faudrait les démonter avec toutefois la certitude de ne jamais pouvoir les remonter.
La source de tous les problèmes, ce qui nous mène à la catastrophe, c’est l’appropriation. Chacun ne pense qu’à accroître son territoire et à s’approprier le fric et les femmes des autres.
Ca m’a foutu les jetons de réaliser que la psychiatrie n’est pas une science exacte et qu’on ne guérit pas à tous les coups.
Dès que l’idée du compromis a germé dans votre esprit, la violence a perdu.
Le sentiment que la vie vous a quitté de votre vivant est l’expression de la solitude absolue. Personne ne peut ni le comprendre ni le partager.
Car moi, le mutilé de la face, je ne vieillirai pas. La guerre m’a fait vieillard à vingt-quatre ans. Je n’ai pas eu le courage de me suicider. J’ai eu le courage de ne pas me suicider. La rancoeur, l’aigreur menacent. Je fais face à l’ennemi intérieur.