« Car la vraie critique doit être créatrice et voir dans l’œuvre des richesses qui y sont indiscutablement, mais que l’auteur n’y avait pas mises. Proposition paradoxale si l’on s’en tient à l’idée habituelle d’un auteur créant l’œuvre, c’est-à-dire la sortant de lui-même, comme une poupée gigogne en expulse une autre plus petite qui était dans son ventre. Mais elle prend au contraire tout son sens si l’on accepte le principe souvent illustré dans cet essai d’une autogenèse de l’œuvre dont l’auteur ne serait lui-même que le sous-produit. »
Une succession der champs de seigle mur, presque blancs ... entoures par la sombre toison d'une aulnaie.
Le scandale est bien souvent dans le regard sans amour que nous portons sur notre prochain.
Les légendes vivent de notre substance. Elles ne tiennent leur vérité que de la complicité de nos coeurs. Dès lors que nous n’y reconnaissons pas notre propre histoire, elles ne sont que bois mort et paille sèche.
L’eau qui stagne immobile et sans vie devient saumâtre et boueuse. Au contraire, l’eau vive et chantante reste pure et limpide. Ainsi, l’âme de l’homme sédentaire est un vase où fermentent des griefs indéfiniment remâchés. De celle du voyageur jaillissent en flots purs des idé…
Et voici qu’il avait la révélation que la Prusse-Orientale était tout entière une constellation d’allégories, et qu’il lui appartenait de se glisser en chacune d’elles, non seulement comme une clé dans une serrure, mais comme une flamme dans un lampion.
Si les coquins savaient tous les avantages de la vertu, ils deviendraient vertueux par coquinerie.