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Romain Gary

55 citations et aphorismes

Madame Rosa dit que la vie peut être très belle mais qu’on ne l’a pas encore vraiment trouvée et qu’en attendant il faut bien vivre.

quand on aime comme on respire, ils prennent tous ça pour une maladie respiratoire.

Le blanc et le noir, il y en a marre. Le gris, il n’y a que ça d’humain.

Je ne crois pas aux pressentiments, mais il y a longtemps que j’ai perdu foi en mes incroyances. Les je n’y crois plus sont encore des certitudes et il n’y a rien de plus trompeur.

Moi aussi j’aurais voulu être quelqu’un d’autre, j’aurais voulu être moi-même.

Il me faisait marrer, avec cette façon qu’il avait de répéter ça ne pardonne pas, ça ne pardonne pas, comme s’il y avait quelque chose qui pardonne.

Le nombre de femmes que j’aurais eues si je n’avais pas un python chez moi, c’est fou. L’embarras du choix, c’est l’angoisse.

Elle a des yeux bruns d’une très jolie couleur, quand on ne fait pas attention au reste.

Moi j’avais envie de crever mais on ne peut pas crever chaque fois qu’il y a une raison, on n’en finrait pas.

Reconnaissez aussi que toutes les chaînes ne sont pas biologiques, qu’il en est qui sont notre propre œuvre, et que l’on peut briser.

Je me suis toujours été un autre.

La seule tentation que personne n’est jamais parvenu à vaincre : celle de l’espoir. Il hocha la tête, stupéfait de cette extraordinaire persistance de la jeunesse en lui : aux approches de la cinquantaine, son cas lui paraissait vraiment désespéré.

– Tu te moques toujours de tout, Ludo, et pourtant, personne n’a moins que toi le cœur moqueur.

Quand on a fini de se répéter mais ce n’est pas moi, ce sont les nazis, ce sont les Cambodgiens, ce sont les… je ne sais pas, moi, on finit quand même par comprendre que c’est de nous qu’il s’agit

C’est assez terrible, d’aimer les bêtes. Lorsque vous voyez dans un chien un être humain, vous ne pouvez pas vous empêcher de voir un chien dans l’homme et de l’aimer. Et vous n’arrivez jamais à accéder à la misanthropie, au désespoir.

J’écris pendant une heure ou deux : cette façon d’oublier. .. Lorsque vous écrivez un livre, mettons, sur l’horreur de la guerre, vous ne dénoncez pas l’horreur, vous vous en débarrassez.

Je me soûle d’indignation. C’est ainsi d’ailleurs que l’on devient écrivain.

Je pense soudain au célèbre confusionnisme français : mon père est maire de Mamers et mon frère est masseur.

Il a déserté pour être avec une femme qu’il aimait, et parce qu’il avait horreur de la contrainte, de l’armée, de la discipline, des chefs, des armes à feu, de la violence, de marcher au pas, du salut au drapeau, il a déserté parce qu’il était un jeune de son temps, c’est à di…

J’aime beaucoup l’expression : Qu’est ce que vous faites dans la vie ? Cela me fait toujours rêver aux autres, à tous ceux qui doivent faire des choses formidables dans la mort, là où tout reste à faire.

Mais les rêveurs n’avaient pas bonne presse le rêve et la rébellion ont toujours eu partie liée.

La vérité c’est qu’il y a une quantité impressionnantes de gouttes qui ne font pas déborder le vase.

Il arrive un moment dans la vie où toutes les femmes que l’on a rencontrées finissent par composer une image très claire de celle qui vous manque.

Mais moi je crois que c’est par égoïsme et que je pense aux autres pour ne pas penser à moi-même, qui est la chose qui me fait le plus peur au monde.

On est tous postsynchronisés et parfois c’est très bien fait, on croit que c’est naturel.