Si le détachement d'un coeur qui ne tient ni à la gloire, ni à la fortune, ni même à la vie peut le rendre digne d'annoncer la vérité, j'ose me croire appelé à cette vocation sublime: c'est pour faire aux hommes du bien selon mon pouvoir que je m'abstiens d'en recevoir d'eux e…
EspritL'ame resiste bien plus aisement aux vives douleurs qu'a la tristesse prolongee.
EspritIl est donc incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donne des chefs pour defendre leur liberte et non pour les asservir.
AmitiePlus bel esprit que beau genie, - Sans foi, sans bonheur, sans vertu, - Il mourut comme il a vecu, - Couvert de gloire et d'infamie.
AmourL'amour veritable est un feu devorant qui porte son ardeur dans les autres sentiments, et les anime d'une vigueur nouvelle.
Chacun se donnant à tous ne se donne à personne.
Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire, ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile.
Il faut bien mentir quelquefois quand on est évêque.
Plusieurs se sont hâtés de conclure que l’homme est naturellement cruel et qu’il a besoin de police pour l’adoucir, tandis que rien n’est si doux que lui dans son état primitif, lorsque placé par la nature à des distances égales de la stupidité des brutes et des lumières funes…
Il ne convient donc pas à un homme qui a de l’éducation de prendre une femme qui n’en ait point, ni par conséquent dans un rang où l’on ne saurait en avoir. Mais j’aimerais encore cent fois mieux une fille simple et grossièrement élevée, qu’une fille savante et bel esprit, qui…
Une femme bel esprit est le fléau de son mari, de ses enfants, de ses amis, de ses valets, de tout le monde. De la sublime élévation de son beau génie, elle dédaigne tous ses devoirs de femme, et commence toujours par se faire homme à la manière de mademoiselle de l’Enclos. Au…
Toute fille lettrée restera fille toute sa vie quand il n’y aura que des hommes sensés sur la terre.
Je suis, en racontant mes voyages, comme j’étais en les faisant : je ne saurais arriver.
L’artisan ne dépend que de son travail ; il est libre, aussi libre que le laboureur est esclave ; car celui-ci tient à son champ, dont la récolte est à la discrétion d’autrui.
Passant ma vie avec moi, je dois me connaître.
Passant ma vie avec moi, je dois me connaître, et je vois par la manière dont ceux qui pensent me connaître interprètent mes actions et ma conduite qu’ils n’y connaissent rien. Personne au monde ne me connaît que moi seul.
Employez la force avec les enfants, et la raison avec les hommes.
L’homme dit ce qu’il sait, la femme dit ce qui plaît.
Les femmes ont la langue flexible ; elles parlent plus tôt, plus aisément et plus agréablement que les hommes. On les accuse aussi de parler davantage : cela doit être, et je changerais volontiers ce reproche en éloge ; la bouche et les yeux ont chez elles la même activité, et…
Vivre, ce n’est pas respirer, c’est agir ; c’est faire usage de nos organes, de nos sens, de nos facultés, de toutes les parties de nous-mêmes, qui nous donnent le sentiment de notre existence.
L’homme vertueux est toujours libre ; car, en faisant toujours son devoir, il ne fait jamais que ce qu’il veut.
Que la trompette du Jugement dernier sonne quand elle voudra, je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement : Voilà ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus. J’ai dit le bien et le mal avec la même franchise. Je n’ai rien …
La tempérance et le travail sont les deux vrais médecins de l’homme : le travail aiguise son appétit et la tempérance l’empêche d’en abuser.
Nul ne veut le bien public que quand il s’accorde avec le sien.
La différence est que le bon s’ordonne par rapport au tout, et que le méchant ordonne le tout par rapport à lui. Celui-ci se fait le centre de toutes choses l’autre mesure son rayon et se tient à la circonférence.
Les âmes humaines veulent être accouplées pour valoir tout leur prix.
En suivant toujours ma méthode, je ne tire point ces règles des principes d’une haute philosophie, mais je les trouve au fond de mon cœur écrites par la nature en caractères ineffaçables. Je n’ai qu’à me consulter sur ce que je veux faire : tout ce que je sens être bien est bi…
L’âme se proportionne insensiblement aux objets qui l’occupent, et ce sont les grandes occasions qui font les grands hommes.
j’ai toujours cru qu’avant d’instruire les autres il fallait commencer par savoir assez pour soi .
L’homme du monde est tout entier dans son masque. N’étant presque jamais en lui-même, il y est toujours étranger, et mal à son aise quand il est forcé d’y rentrer. Ce qu’il est n’est rien, ce qu’il paraît est tout pour lui.