Eau, tu n’as ni goût ni couleur ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n’es pas nécessaire à la vie: tu es la vie.
Demain, nous ne dirons rien non plus. Demain, pour les témoins, nous serons des vaincus. Les vaincus doivent se taire. Comme les graines.
Moi qui sait bien que la sagesse ce n’est point réponse, mais guérison des vicissitudes du langage .
Cependant c’est le seul qui ne me paraisse pas ridicule. C’est, peut-être, parce qu’il s’occupe d’autre chose que de soi-même.
La vie, c’est ce qui tend vers les états les moins probables.
L’avenir, tu n’as point à le prévoir mais à le permettre.
Si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je sarai pour toi unique au monde…
Ton coucher de soleil, tu l’auras. Je l’exigerai. Mais j’attendrai, dans ma science du gouvernement, que les conditions soient favorables.
Les grandes personnes sont décidément très très bizzares.
La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu’elle nous résiste. L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle.
Ni l’intelligence ni le jugement ne sont créateurs.
Car nous ne nous entendons pas sur la réalité. Et moi je dénomme réalité non ce qui est mesurable dans une balance (de laquelle je me moque car je ne suis point une balance et peu m’importe les réalités pour balance). Mais ce qui pèse sur moi. Et pèse sur moi ce visage triste …
Les grandes personnes sont décidément bien bizzares.