Un jour, on verra deux grandes ailes obscurcir le ciel et il suffira de se laisser étouffer dans l’odeur musquée de partout.
Nous sommes les prisonniers de l’orgie mécanique qui se poursuit dans la terre, car nous avons creusé des mines, des souterrains par lesquels nous nous introduisons en bande sous les villes que nous voulons faire sauter. Nous tenons déjà la Sicile, la Sardaigne. Les secousses …
La terre, sous mes pieds, n’est qu’un immense journal déplié. Parfois une photographie passe, c’est une curiosité quelconque et des fleurs monte uniformément l’odeur, la bonne odeur de l’encre d’imprimerie.
Dans la nuit démente, leurs visages apitoyés témoignaient de la peur d’être compromises.
Ce sont des plantes de toute beauté plutôt mâles que femelles et souvent les deux à la fois. Elles ont tendance à s’enrouler bien des fois avant de s’éteindre fougères. Les plus charmantes se donnent la peine de nous calmer avec des mains de sucre et le printemps arrive. Nous …
Ma femme à la chevelure de feu de bois Aux pensées d’éclairs de chaleur.
L’écrivain qui signe la rubrique de la mode, aux environs de la forêt susdite, parle un langage fort obscur dans lequel je crois, pourtant, pouvoir démêler que le déshabillé de la jeune mariée se commandera cette saison à la Compagnie des Perdrix, nouveau grand magasin qui vie…
On imagine mal le nombre de femmes glissant dans ces profondeurs, nos invitées changeantes. Elles sont, elles aussi, vêtues de verre, naturellement quelques-unes joignent à cet accoutrement monotone un ou deux attributs plus gais : copeaux de bois en garniture de chapeau, voil…
Nous saluerons les naissances, pour voir, avec cet air de circonstance que nous prenons au passage des enterrements. Toutes les naissances.
Je chargeai Paul et Virginie sur mes épaules. Aussitôt un terrible orage éclata. L’intérieur des placards demeurait seul visible dans les maisons : dans les uns il y avait des jeunes filles mortes, dans d’autres s’enroulait sur elle-même une forme blanche pareille à un sac deu…
Le sonore appartement ! Le parquet est une pédale immense. Les coups de foudre bouleversent de temps à autre la splendide argenterie, du temps des Incas.
Plus tard, quand la bouteille de rosée sautera, et que vous entrerez silencieusement dans les feuilles, et que l’absolu printemps qui se prépare ouvrira son écluse, vous songerez à l’amant de la Porte Albinos qui reposera sur les claies du plaisir, ne demandant qu’à reprendre …
Campagne d’os blancs et rouges, qu’as-tu fait de tes arbres immondes, de ta candeur arborescente, de ta fidélité qui était une bourse aux perles serrées, avec des fleurs, des inscriptions comme ci comme ça, des significations à tout prendre ?
Que le don absolu d’un être à un autre, qui ne peut exister sans sa réciprocité, soit aux yeux de tous la seule passerelle naturelle et surnaturelle jetée sur la vie.
Au grand scandale des uns sous l’œil à peine moins sévère des autres soulevant son poids d’ailes ta liberté.
Les oiseaux perdent leur forme après leurs couleurs. Ils sont réduits à une existence arachnéenne si trompeuse que je jette mes gants au loin.
Le chasseur était un homme d’une vingtaine d’années. Ses chiens rampaient tristement à ses côtés.
Par ces soirs de pierre de lune où il remuait sur une table de vent un verre à moitié vide, qu’écoutait-il sur le tranchant de l’air, comme l’Indien ?
Le diamant, qui n’est jamais retombé, creusa dans le verre un petit orifice de sa forme et exactement de sa taille, qui prit au soleil, pendant que la précieuse pierre continuait son vol, l’aspect d’une aigrette des fossés.
Le dindon, qui répondait au nom de Troisétoiles, en manière de plaisanterie, ne savait plus où donner de la tête.
Plusieurs échos se répondent sur terre : l’écho des pluies comme le bouchon d’une ligne, l’écho du soleil comme la soude mêlée au sable.
Boys du sévère, interprètes anonymes, enchaînés et brillants de la revue à grand spectacle qui toute une vie, sans espoir de changement, possédera le théâtre mental, ont toujours évolué mystérieusement pour moi des êtres théoriques, que j’interprète comme des porteurs de clés …
Le merveilleux est beau, n’importe quel merveilleux est beau, il n’y a que le merveilleux qui soit beau.