Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; C’est dans son sein consolateur Qu’on cache ses pleurs ou sa honte.
Ma mère, à toi je me confie. Des écueils d’un monde trompeur Écarte ma faible nacelle. Je veux devoir tout mon bonheur A la tendresse maternelle.
Le bien a pour tombeau l’ingratitude humaine.
Qu’importe que le jour finisse et recommence, Quand d’une autre existence Le cœur est animé ? Ouvrez-vous, jeunes fleurs. Si la mort vous enlève, La vie est un sommeil, l’amour en est le rêve, Et vous aurez vécu, si vous avez aimé. Ninon, soulevant sa jalousie.