« Au final, je me demande même ce que je crains le plus, de l’intégriste violent ou du prosélyte onctueux. Chacun brandit à la la face su monde son Dieu, ses préceptes et ses textes sacrés, comme autant de drapeaux dans un stade. Les fanatiques ne sont qu’une foutue bande de hooligans de merde : dangereux, hostiles et butés. »
Pour faire chanter les gens, il faut une partition.
C’est la nécessité qui fait le diplomate.
L’espoir, c’est bon pour les rêveurs et les adolescents.
A force de tout faire pour éviter les mauvaises surprises, on finit par rater les bonnes, aussi.
Les secrets de famille sont de noires araignées qui tissent autour de nous une toile collante. Plus le temps passe, plus on est ligoté, bâillonné, serré dans une gangue. Incapable de bouger, de parler. D’exister.
Les voyageurs, les vrais, ils ont ça dans le sang. Même quand ils s’arrêtent, qu’ils ne vont nulle part, il y a toujours en eux une porte d’embarquement, un billet composté pour le rêve.