« À ce moment-là, j’ai dû comprendre que le mal est irrémédiable et qu’il est impossible de réparer un tort quoi que l’on fasse. Le seul remède est de ne pas commettre et ne pas en commettre est en ce monde l’œuvre la plus ardue et secrète. »
Je prends le livre ouvert à la pliure, je me remets à son rythme, à la respiration d’un autre qui raconte.
Si moi aussi je suis un autre, c’est parce que les livres, plus que les années et les voyages, changent les hommes.
L’amour est un échange de fortes étreintes, un besoin de nœuds. Et au bout de chaque étreinte, au bout de cette paix donnée, il reste le non-dit d’un adieu endurci.
La voix humaine laisse dans l’ouïe des traces plus précises que les empreintes digitales. Les circonstances spéciales augmentent aussi la capacité de la reconnaître. La voix des gardiens de prison se grave en haute fidélité dans l’insomnie des prisonniers.
Les mains sont devant l’homme, elles soutiennent son travail, le verbe faire. Et les paroles font l’homme,elles sont devant lui,elles le guident ou bien l’égarent.
Je lui demandais des comptes, on ne doit jamais le faire entre ceux qui sont en amour. Il n’existe ni trahi, ni traître, ni juste ni impie, l’amour existe tant qu’il dure et la ville tant qu’elle ne s’écroule pas.