« Sous ces formes presque infinies, le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés. »
Il n’y a pas, il n’y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit.
Innombrables sont les récits du monde. C’est d’abord une variété prodigieuse de genres, eux-mêmes distribués entre des substances différentes, comme si toute matière était bonne à l’homme pour lui confier ses écrits : le récit peut être supporté par le langage articulé, oral o…
Le récit commence avec l’histoire même de l’humanité ; il n’y a pas, il n’y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit.
Toutes les classes, tous les groupes humains ont leurs récits, et bien souvent ces récits sont goûtés en commun par des hommes de culture différentes, voire opposées.
Quoi que dit des milliards de fois, je-t-aime est hors dictionnaire : sa définition ne peut excéder l’intitulé. Il n’a de sens qu’au moment où je le prononce et il n’y a en lui aucune autre information que son dire immédiat : tout est dans le jeté. C’est une formule qui ne cor…
Celui qui ne dit pas je-t-aime (entre les lèvres duquel je-t-aime ne veut pas passer) est condamné à émettre les signes multiples, incertains, douteurs, avares, de l’amour, ses indices, ses preuves : gestes, regards, soupirs, allusions, ellipses : il doit se laisser interpréte…