« S’il y avait eu ici dix mille hommes, leurs hurlements auraient déchiré le cœur des anges qui se seraient risqués à voler à proximité. »
C’est ainsi qu’était mon village hier: on aurait dit que quelqu’un l’avait vidé de cette substance dorée que lui donnait le mois d’août, et qu’il ne restait plus que la grisaille et les mouches.
C’est bien de rester sans espoir, lorsque le cœur vide n’est rempli que d’un léger courant d’air. Quand on prend conscience que tous les êtres qui vous ont tenu par la main ne vous retiendrons plus, et que vos poignets glissent de leurs paumes.