« Sémantiquement, rien de très neuf : chaque vers doit contenir une impropriété qui puisse avoir l’air d’une possible métaphore. La métaphore est par excellence ce qui fait poétique. L’impropriété consistera donc à réunir un substantif et un verbe, un substantif et un adjectif, un verbe et un complément, etc., qui ne vont pas ensemble normalement : L’Orient dessine . La nuit calque . Calque des pleurs . Des croix de silence . Du moment que ça ne se peut pas, c’est bon. Ce n’est quand même pas la peine de faire de la poésie pour parler comme tout le monde. »
Pourtant, lorsque j’y pense à présent, tout en me reprochant de tenir à un lieu, je finis par comprendre que se recueille encore là, peut-être, cette bizarre qualité: le sentiment même de la perte, dans toute sa douloureuse intensité.
S’il existait un groupe folk du néant, Olivier Rolin serait joueur de biniou.