« Quelle serait la réaction d’un vampire musulman devant la croix ? »
Oui, pensa-t-il, c’est ainsi : je suis toujours vivant… Mon cœur bat, mon sang coule, mes muscles jouent, tout cela sans raison et sans but, mais c’est ainsi…
Les poètes et les philosophes pouvaient bien raconter ce qu’ils voulaient sur ce qui faisait l’essentiel de l’homme, sur son infinie grandeur spirituelle, assurer qu’il était bien plus qu’une enveloppe charnelle. Quelles sottises !
Il enfonça son visage dans l’oreiller tiède, et répéta mentalement les mots qu’il redisait chaque nuit : « Mon Dieu, faites que le matin vienne… »
Les vampires étaient une chose réelle. Simplement, on n’avait jamais conté leur véritable histoire.