« Quand j’ai dit mon âge, Colette m’a dit: Vous dites cinquante-trois ans ? Vous êtes mon aîné d’une année. Cinquante-deux, moi. Je lui ai répliqué: Je suis votre aîné encore plus que par l’âge… Elle m’a regardé avec un air interrogatif. J’ai ajouté: Je n’ai pas… je n’ai pas votre bel aspect. Elle est en effet encore fort jolie, – et jolie n’est pas le mot. Ce qu’il faudrait dire c’est qu’elle respire la volupté, l’amour, la passion, la sensualité, avec un grand fond de mélancolie qu’on devine bien. »
Il est dangereux de trop répéter à sa maîtresse qu’elle est jolie. C’est courir grand risque qu’elle prenne envie d’aller se le faire dire ailleurs.
Il en est en amour comme en toutes choses. Ce qu’on a eu n’est rien, c’est ce qu’on n’a pas qui compte.
N’en déplaise aux moralistes : les poses les plus licencieuses sont un plaisir non seulement pour les sens, mais encore pour l’esprit.
L’affection est un sentiment fade, c’est l’amour des gens tièdes.
Je n’ai jamais été capable des grands sentiments: ils me font rire.
Une femme ne trouve jamais très intelligent l’homme qui l’aime.