« Pour moi, l’avenir est aussi flou que le passé. Seul le présent semble m’intéresser, et encore. La mort m’a rendu plutôt zen, en fait. »
On devrait toujours prendre des photos, même si on n’a pas d’appareil, au moins avec son esprit. Les souvenirs qu’on se fait soi-même, volontairement, sont toujours plus vifs que ceux qu’on enregistre par accident.
Toutes les vacheries que les gens se font… Si ça se trouve, tout ça n’est qu’un moyen d’étouffer ta propre voix. D’éliminer une bonne fois pour toutes tes souvenirs sans avoir besoin de te tuer.
Ne rien avoir autour de nous, à toucher ou à regarder, aucune ligne de démarcation, juste nous et la gueule avide du ciel. J’imagine que c’est ce que ça fait quand on est mort pour de bon. Le vide, vaste et absolu.
La vérité, radieuse, et le mensonge, inéluctable, assis côté à côte
Stop. Qui es-tu ? Les souvenirs s’évanouissent. Tes yeux sont croûtés – cligne des yeux. Tu halètes, ta respiration est saccadée. Tu es de nouveau toi. Tu n’es personne. Tu es de retour.
Je veux changer ma ponctuation. Je rêve de points d’exclamation, mais je me noie dans des ellipses.