« Peu importe que cela ne dure pas, la joie n`appartient pas à la durée, elle apparaît où et quand ça lui chante, comme la beauté, elle fulgure, se sauve, c` est un esprit follet, mais les petites échardes solaires qu`elle lance dans sa course se piquent dru dans la chair, ne se laissent pas oublier. »
Même si les lampes s’éteignent, même si l’on me dit : il n’y a plus rien (…), je resterai pourtant. Il y a toujours à regarder, dit Rilke dans la quatrième des Elégies de Duino
Lothar réplique en souriant que la foi en Dieu relève du même acte aventureux, et souvent éprouvante, que la foi en l’homme. Aucune certitude, aucun acquis et aucun repos dans cet acte de la pensée et du cœur à renouveler chaque jour.