« Oui, l’univers conspire à la vacuité, les âmes perdues pleurent la beauté, l’insignifiance nous encercle. »
Les mots: ecrins qui recueillent une realite esseulee et la metamorphosent en un moment d'anthologie, magiciens qui changent la face de la realite en l'embellissant du droit de devenir memorable, rangee dans la bibliotheque des souvenirs.
Elle a l’élégance du hérisson : à l’extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j’ai l’intuition qu’à l’intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terrible…
A qui n’a jamais compris que l’enchantement de la langue française naît de telles subtilités, j’adresse la prière suivante : méfiez-vous des virgules.
Et, de toutes mes forces, je lance une supplique pour que ta vie soit à la hauteur de ce que tu promets.
Toutes les familles heureuses se ressemblent mais les familles malheureuses le sont chacune à leur façon.
Où se trouve la beauté ? Dans les grandes choses qui, comme les autres, sont condamnées à mourir, ou bien dans les petites qui, sans prétendre à rien, savent incruster dans l’instant une gemme d’infini ?