« On fait quelquefois dans le monde un raisonnement bien étrange. On dit à un homme, en voulant récuser son témoignage en faveur d’un autre homme : C’est votre ami. Eh ! morbleu, c’est mon ami, parce que le bien que j’en dis est vrai, parce qu’il est tel que je le peins. Vous prenez la cause pour l’effet, et l’effet pour la cause. Pourquoi supposez-vous que j’en dis du bien, parce qu’il est mon ami ? et pourquoi ne supposez-vous pas plutôt qu’il est mon ami, parce qu’il y a du bien à en dire ? »
Il faut convenir que, pour être heureux en vivant dans le monde, il y a des côtés de son âme qu’il faut entièrement paralyser.
Les favoris, les hommes en place mettent quelquefois de l’intérêt à s’attacher des hommes de mérite, mais ils en exigent un avilissement préliminaire qui repousse loin d’eux tous ceux qui ont quelque pudeur.
Plus un diamant est beau, plus il faut que la monture soit légère. Plus le chaton est riche, moins le diamant est en évidence.
Le tact, c’est le bon goût appliqué au maintien et à la conduite le bon ton, c’est le bon goût appliqué aux discours et à la conversation.
Tout homme qui se connaît des sentiments élevés a le droit, pour se faire traiter comme il convient, de partir de son caractère, plutôt que de sa position.
Quelqu’un disait d’un homme très personnel : il brûlerait votre maison pour se faire cuire deux œufs.