« O vous qui lirez cette histoire, puissiez-vous en tirer le même profit que cette femme mondaine et corrigée, puissiez-vous vous convaincre avec elle que le véritable bonheur n’est que dans le sein de la vertu et que si Dieu permet qu’elle soit persécutée sur la terre, c’est pour lui préparer dans le ciel une plus flatteuse récompense. »
Mais l’amour est-il un mal dont on puisse guérir ?.
A l’égard du malheur qui tourmente la vertu, l’infortuné que le sort persécute a pour consolation sa conscience, et les jouissance secrètes qu’il retire de sa pureté le dédommagent bientôt de l’injustice des hommes.
Livrez-vous,Eugenie abandonnez tous vos sens au plaisir qu’il soit le seul dieu de votre existence c’est lui seul qu’une jeune fille doit tout sacrifier,et rien a ses yeux ne doit etre aussi sacre que le plaisir
Eugénie Eugénie, n’éteignez jamais dans votre âme la voie sacrée de la nature : c’est à la bienfaisance qu’elle vous conduira malgré-vous, quand vous séparerez son organe du feu des passions qui l’absorbe.
Non, il n’est point de Dieu : la nature se suffit à elle-même elle n’a nullement besoin d’un auteur