« Nous sommes tous, dans les fictions continues de nos vies, dans nos mensonges, dans nos accommodements avec la réalité, dans notre désir de possession, de domination, de maîtrise de l’autre, nous sommes tous des romanciers en puissance. Nous inventons tous notre vie. »
Être à la merci de quelqu’un, voilà qui enlève au mot toute son urbanité et ramène le corps social dans la féodalité, où nous nous voyons malgré nous taillables et corvéables à merci.
Il s’obstine à vouloir m’expliquer que le désir et l’amour, ce n’est pas pareil. Le désir veut conquérir et l’amour veut retenir, dit-il. Le désir, dit-il, c’est avoir quelque chose à gagner, et l’amour quelque chose à perdre.
Le désir, dit-il, c’est avoir quelque chose à gagner, et l’amour quelque chose à perdre. Mais pour moi, il n’y a pas de différence, tout désir est de l’amour, parce que l’objet de mon désir, au moment où je le veux, où je tends vers lui, je sais que je vais le perdre, que je s…
Je crève – pour les gens comme moi, Internet est à la fois le naufrage et le radeau : on se noie dans la traque, dans l’attente, on ne peut pas faire son deuil d’une histoire pourtant morte, et en même temps on surnage dans le virtuel, on s’accroche aux présences factices qui …
Je me disais s’il se sent libre, il restera , l’amour c’est rester alors qu’on pourrait s’en aller.
Je me répétais aussi la phrase merveilleuse d’Antonioni, je ne sais plus dans quel film : L’amour, c’est vivre dans l’imagination de quelqu’un. Vous connaissez une meilleure définition ? L’amour, c’est vivre dans l’imagination de quelqu’un. Une fiction, oui. Et alors ? Être ai…