« Lorsque je ne suis pas en tournage ou au théâtre – le théâtre est pour moi une prison dorée –, je vais glaner mes émotions, ma vie, mes richesses. Lorsque je ne travaille pas, j’engrange des envies et lorsque je suis en tournage et que je ne peux pas bouger, je n’ai pas besoin de fermer les yeux car toutes ces choses sont en moi ; elles me reviennent et je peux les approfondir parce que justement j’ai senti qu’il y avait quelque chose à comprendre dans ces moments-là. »
Je pense que lorsqu’on a un potentiel d’amour à donner, il faut le donner et si cela passe par le fait d’élever des enfants et de les amener de la petite enfance à l’adolescence, de leur faire faire un bout de chemin, si cela est nécessaire, il faut le faire.
J’ai toujours envie de m’en aller ailleurs, d’aller voir à côté. Je ne me sens pas instable mais curieuse ; la stabilité est représentée par ma maison, mon coin, mon foyer, vous… Mais j’ai toujours envie de cette liberté qui m’a empêché d’avoir des enfants.
L’art m’intéresse. je préfère m’occuper d’art, je vis à travers l’art. Je suis intéressée par la musique, la peinture, la danse, l’opéra ; ce sont des choses qui me font vibrer des pieds à la tête.
La politique m’ennuie profondément, le pouvoir m’ennuie aussi et, de ce fait, je ne le regarde pas.
Il y a des choses qui me dérangent mais comme je n’ai pas envie d’être malheureuse, comme je n’ai pas envie de rentrer en guerre, je vis au travers de ce qui me plaît et de ce que j’aime.
Je suis aussi quelque peu redevable à la vie car j’ai eu de gros problèmes de santé et j’ai envie de rendre un peu ce qu’on m’a donné. J’ai été opérée du cœur, j’ai rencontré des gens qui ont eu d’énormes problèmes donc, dès que je le peux, je fais des reportages sur la santé,…