« L’existence m’a appris qu’on peut vivre d’amour et d’eau fraîche, de miettes et de promesses, mais qu’on ne survit jamais tout à fait aux affronts. Et je n’ai connu que ça depuis que je suis venu au monde. Tous les matins. Tous les soirs. Je n’ai vu que ça, toute ma vie. »
Nos yeux ne nous appartiennent plus. Nous sommes les otages de nos souvenirs. Nos paupières closes nous racontent ; ouvertes, elles donnent sur nous-mêmes.
Quand on passe par Alger, on traverse le miroir. On arrive avec une âme et l’on s’en va avec une autre, toute neuve, sublime. Alger vous change une personne d’un claquement de doigts.
La musique est le véritable souffle de la vie. On mange pour ne pas mourir de faim. On chante pour s’entendre vivre.
Une inspiration, c’est comme le fer, il faut la battre tant qu’elle est encore chaude.
L’amour ne s’apprivoise pas, ne s’improvise pas, ne s’impose pas ; il se construit à deux. En toute équité. S’il reposait sur l’un, l’autre serait son malheur potentiel. Quand on court après lui, on l’effraie ; alors il s’enfuit, et on ne le rattrape jamais.
À charité aveugle, mendiant trop gourmand.