« Les gens aspirent au bonheur dans la vie, plutôt qu’à des sourires béats sur de belles images. Les peintres ne l’ignorent pas, et savent que c’est là leur limite. Qu’ils ne font que mettre à la place du bonheur dans la vie celui de la contemplation. »
Pour moi, être écrivain, c’est découvrir patiemment, au fil des années, la seconde personne, cachée, qui vit en nous, et un monde qui secrète notre seconde vie.
Les habiles diront : Voyons un peu ce que me dit cette lettre , quand les imbéciles se contentent de dire : Voyons ce qui est écrit.
Le génie des grandes villes ne se calcule pas au nombre de bibliothèques et d’écoles, de savants, de peintres et de calligraphes qui y trouvent refuge ; il se mesure à l’accumulation des crimes, commis de siècle en siècle dans l’obscurité des ruelles, et qui reste mystérieux.
J’écris parce que je ne peux supporter la réalité qu’en la modifiant.
Les mots pour nous, écrivains, sont les pierres dont nous nous bâtissons.