« Le soldat devient vite une bête assez primaire qui veut tout simplement survivre et, pour cela, il trouve plus commode de ne pas trop réfléchir. »
L’amour est subversif par essence.
Les symboles officiels ont un rôle psychotrope : notre modeste personne se trouve décuplée dans un spectacle de masses, notre voix résonne, amplifiée par les hymnes et le tintamarre des cuivres, notre angoisse de mortels s’estompe grâce à la longévité de l’Histoire.
Le bonheur n’a pour échelle de mesure, que notre propre existence, riche ou déshéritée.
Les images d’enfance ne se décolorent ni ne s’effacent.
Rien de plus lointain qu’une femme qui s’installe dans un nouvel amour. Une extraterrestre, un doux monstre distrait dont le visage, proche et déjà méconnaissable, provoque une attirance exacerbée, torturante et vaine.
Le temps de la prime jeunesse, un âge rêveur, exalté, durant lequel on poétise la femme, on divinise sa chair inaccessible, on vit dans une attente farouche du miracle amoureux