« LE MARI : Tu es… je ne dirais pas naïve… mais jeune… et… les hommes, ce n’est pas la conscience qui les étouffe, en général ! »
La force purifiante de la vérité est si grande que sa seule recherche suffit déjà à régénérer l’air ambiant ; la force destructrice du mensonge est si terrible, qu’une simple tentation suffit à empoisonner l’atmosphère.
Les gens qui se laissent abuser par le mensonge sont plus dangereux que ceux qui mentent ; et ceux qui se laissent corrompre sont plus misérables que les corrupteurs. Car c’est une loi psychologique, que les imbéciles et les faibles recherchent – et nullement de façon inconsci…
On peut très bien se passer du concept de Dieu, finalement. Malheureusement pas du mot.
La finalité de toute culture c’est de rendre superflue ce que nous appelons la politique, mais indispensable à l’humanité les sciences et les arts.
La politique est un sujet tout trouvé pour les incultes et les bavards, la religion un sujet tout trouvé pour les débiles dépourvus d’idées. Professionnellement, la politique est faite pour les irresponsables sans cœur, la religion pour les pauvres d’esprit et les hypocrites.
Croire à la bonté originelle des hommes est une conception purement sentimentale, et donc stérile, voire dangereuse, mais il y a plus sot encore, c’est la conception qui veut que ceux qui croient à l’humanité soient de nature plus noble que ceux qui ne croient pas à l’humanité…