« La torche ensanglanta le fleuve de reflets écarlates. On aurait cru voir dans l’eau l’embrasement d’un palais. Les deux rives se détachaient en sanguine. Les arbres érigeaient des feuillages rouges, ainsi qu’en octobre… C’était aussi beau qu’un paysage d’enfer. Seulement, en fait de damnés, il n’y avait que moi. Et je ne crois pas avoir commis de péché assez grandiose pour mériter cette mise en scène splendide. »
On a de drôles d’idées à ces moments-là, tout de même… Moi, un très honnête garçon, en somme, estimé de tout le monde, excepté de quelques jaloux, aimé même de quelques-unes, me reprocher aussi amèrement une existence qui ne fut ni pire ni meilleure que celle de tout le monde …
Car je suis l’être qui domine et qui protège. Je t’aime d’un amour impérieux et doux. Je t’aime comme un amant et comme une sœur. Tu m’obéiras, ô mon souci ! mais tu feras de moi tout ce que tu voudras. Je serai à la fois ton maître et ta chose. Je t’aime avec la fureur d’un d…
Je t’apprendrai, si lu me livres ta chair consentante, l’art multiple du Plaisir. Je t’apprendrai la lenteur savante des mains qui prolongent leurs frôlements attardés. Je t’apprendrai la ténacité des lèvres qui s’acharnent délicatement. Tu sauras la toute-puissance des caress…
L’herbe de l’été pâlit sous le soleil. La rose, expirant sous les âpres ravages Des chaleurs, languit vers Pombre, et le sommeil Coule des feuillages.
Polly mâcha un sourd juron… Mes genoux fléchirent sous moi. Elle me toisa de son regard dédaigneux, et, me quittant sans une parole, elle se mit en devoir de gravir la colline. Je la suivis, par crainte de la solitude, plus odieuse encore que la présence de cette compagne déte…
J’ai si longtemps respiré l’air des forêts, l’air vibrant de neige, je me suis si souvent mêlée aux Blancheurs vastes et désertes, que mon âme est un peu l’âme des louves fuyantes.