« La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier : quelque chose est caché qu’on ne veut pas, ou qu’on ne peut pas voir, alors on attend de découvrir ce qui va surgir du processus analytique. C’est assez proche de l’enquête. J’ai été frappé aussi par certaines notions comme celle des souvenirs écrans, par lesquels on peut dissimuler un souvenir trop pénible en lui en substituant un autre, moins difficile à vivre. Mais il s’agit, là encore, d’un regard de romancier — la psychanalyse n’est pas liée pour moi à l’idée de thérapie. »
Nous aurons beau faire, nous ne connaîtrons jamais le repos, la douce immobilité des choses. Nous marcherons jusqu’au bout sur du sable mouvant.
Nous vivons des temps où l’on finit par ne plus s’étonner de rien.
Il faut longtemps pour que resurgisse à la lumière ce qui a été effacé.
Une impression m’a traversé, comme ces lambeaux de rêves fugitifs que vous essayez de saisir au réveil pour reconstituer le rêve entier.
Tout ce qu’on vit au jour le jour est marqué par les incertitudes du présent.
Pourtant je n’ai pas rêvé. Je me surprends quelquefois à dire cette phrase dans la rue, comme si j’entendais la voix d’un autre. Une voix blanche. Des noms me reviennent à l’esprit, certains visages, certains détails. Plus personne avec qui en parler. Il doit bien se trouver d…