« La haine de l’individu est chez tous ceux qui, depuis Platon, communient en l’idéal d’un universel dans lequel se dissolvent les individualités : idéologies religieuses et totalitaires, utopiques et sociétaires, traditionalistes et populistes. Au nom de Dieu et de l’État, de la Patrie et de la Nation, les conducteurs d’hommes ont exigé au-delà du nécessaire requis pour la pure et simple cohésion sociale. Quand il fallait abandonner le minimum dans le contrat social, ils ont voulu la totalité. Démocrates et totalitaristes communient dans cette même ferveur qui sacrifie l’individu sur l’autel de leurs fantasmes égalitaires. Pour ceux-là, ce vers de Baudelaire : Mais le damné répond toujours : Je ne veux pas !. »
Trois millenaires temoignent, des premiers textes de l'Ancien Testament a aujourd'hui: l'affirmation d'un Dieu unique, violent, jaloux, querelleur, intolerant, belliqueux, a genere plus de haine, de sang, de morts, de brutalite que de paix.
La plus belle réussite d’un dandy est l’emploi de son temps, et non son argent. Car il méprise l’or dans lequel croupissent les bourgeois. Son chef-d’œuvre est sa liberté, l’acquisition de sa liberté.
Ceux à qui l’on doit ne le savent pas forcément. Et si d’aventure ils en sont informés, il est vraisemblable qu’ils en ignorent tout de la façon qu’ils ont eu d’influencer, d’aider. En étant là, certes ; en disant ce qu’il fallait dire, bien sûr ; en sachant se taire au moment…
Il est riche pour un homme qui donne de savoir garder par-devers soi une part de mystères qui entretiennent le caractère précieux et rare du lien. Jamais on ne donne tant que dans ce que l’on épargne du don : là est la richesse.
Croquer la pomme, c’est avoir la bouche pleine, donc ne plus pouvoir parler. Qu’on se méfie du mutisme, il est démoniaque. Sur ce, je me tais. ..
Que disait Baudelaire du dandysme ? Qu’il est un sacrement, une aspiration sublime et l’invitation à pratiquer la morale comme une activité artistique. Qu’il est une philosophie de la vaporisation et de la concentration du moi, une éthique du panache. Qu’il sollicite l’excelle…