« La gare d’Austerlitz garde toujours pour moi une odeur d’enfance mêlée à celle de la fumée noire des locomotives, au parfum d’encre des illustrés qu’on achetait au kiosque, dans la salle des pas perdus. Ce nom qu’on donne au vaste hall où se pressent les voyageurs me ravissait. Imaginant ces milliers de pas égarés à la recherche d’un chemin qu’ils ne trouveraient peut-être jamais, un vague sentiment d’inquiétude m’envahissait peu à peu à l’idée que les miens propres pourraient rejoindre la cohorte de ceux qui s’étaient déjà perdus. »
J’ai des bonheurs mais jamais un bonheur complet. Je suis habitée par une souffrance confuse et profonde, qui ne me quitte jamais.
N’ayez pas peur de vivre les yeux ouverts en ne vous cachant rien, ni les horreurs du mal, ni les émerveillements du beau, n’ayez pas peur que vos pas et vos jours n’aillent vers rien ni personne. L’absurde absolu pour un être humain, c’est de se retrouver vivant sans raison d…
Là où vous allez, n’oubliez pas les choses simples, soyez ouverte aux autres, laissez tout égoïsme, c’est en aimant que vous serez aimée.