« Je t’aime, à avoir mon coeur qui se gonfle quand je te vois, à avoir cette rougeur qui me brûle le visage, à avoir un sourire permanent dans le creux de mon ventre. Je t’aime, à ne plus vouloir te quitter, même lorsque c’est pour m’endormir quelques heures contre ton corps. Je t’aime, à avoir peur que cet été finisse trop vite. Je t’aime à m’imaginer vivre ici, là-bas, qu’importe, pourvu que ce soit avec toi. »
C’est étrange, cette impression de me retrouver dans une situation presque analogue à celle d’une consultation médicale, sans toutefois parler d’autre chose que des douleurs de l’âme.
À force d’inventer des vies, je ne suis plus capable de penser la mienne. Je peux m’immiscer dans la tête de mes personnages, les faire parler, pleurer, rire, mais dès qu’il s’agit de moi, j’éprouve une sensation de vide.
Quand je pense qu’il y en a qui veulent s’intégrer ! Moi c’est de me désintégrer que je rêve.
Je suis entrée en psychanalyse comme on rentre en religion ; J’y ai prononcé des vœux de fidélité et d’engagement ; Je me suis engagée à dire à un inconnu, dans le huis clos de son cabinet, la vérité, toute la vérité, sur ma vie. Du moins celle que je savais car je comptais su…
Cet homme ne serait ni un mari ni un père. Ni un ami ni un amant. Pas même une mère. Juste un homme. Comment peut-on être homme en n’étant rien, pas même une mère ? Sans doute en étant tout.