« Je sais par expérience que l’âge venant, les cadeaux qu’il apporte avec lui sont rares. Il en est un, cependant, qui nous apprend que le passé est le passé et qu’il faut l’accepter, pour le meilleur et pour le pire (…) »
A l’âge de dix neuf ans, je ne voulais pas accepter l’éventualité que le meurtre d’un homme pût être traité, dans la société qui était la mienne, avec la même indifférence qu’un accroc d’un ongle qu’on aurait coupé au doigt de quelqu’un.
Je quittai la chambre (d’hopital) sans faire de bruit, plein de ce sentiment de culpabilité qui nous saisit lorsque nous sommes autorisés a quitter le chevet de quelqu’un qui nous rappelle notre condition de mortel.