« Je me rends compte qu’écrire un récit sur l’art de fumer à une époque d’intégrisme sanitaire m’expose à bien des attaques. Je revendique pourtant le droit de raconter des personnages fumeurs convaincus, empoisonneurs imperturbables d’eux-mêmes qui se fichent de la mort ou de sembler politiquement corrects. Parce que ce qui nuit gravement à la santé des bien-pensants est surtout la liberté des autres. »
Je ne suis pas devenu aveugle. C’est le monde qui s’est éteint autour de moi.
La plus grande peur de tout être humain, même de celui qui a choisi de vivre en ermite, n’est pas de mourir. C’est de mourir seul.
Les enfants n’ont pas besoin de souvenirs, ils apprennent en oubliant.
Quand on n’ a plus de ressources propres, tout ce qui reste est la foi en un Dieu en qui on ne croit pas.
Parfois les hommes se laissent guider par leurs superstitions. Pour conjurer l’angoisse du doute, ils sont prêts à croire à n’importe quoi.
Certains hommes viennent au monde pour réaliser quelque chose, d’autres sont ici pour rappeler au monde à quel point il est agréable de vivre. La seconde catégorie est tout aussi nécessaire que la première.