« J’ai souvent pensé que ma capacité à souffrir était égale à ma capacité à aimer. Que chacune de mes larmes répondait à chacun de mes rires. Que chacun de mes tourments répondait à chacune de mes convictions. Que chacune de mes craintes répondait à chacune de mes certitudes. Que ma peine glorifiait ma joie. Que ma défaite honorait ma victoire passée. En perdant, j’ai appris à reconquérir, non l’autre, un autre, mais toutes les parts de mon coeur pulvérisé. »
Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d’enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d’un défaut d’infini.
Les rêves c’est la partie de soi que l’on ne peut pas montrer. Parce que c’est l’âme sans défense.
Parfois je me demande si le bonheur existe, s’il existe vraiment, ou si nous en avons juste l’impression, la sensation, comme si quelque chose s’arrêtait en nous et que nous nous regardions de l’intérieur en nous disant : je suis heureux, je suis heureuse, je peux l’affirmer c…
Parfois on croît connaître ceux que l’on a aimés et on se trompe complètement parce que l’amour n’est pas une science, on n’apprend tout de l’autre qu’une fois qu’on l’a perdu.
L’amour est ce qu’il y a de plus incertain : sublime dans son envol, hideux quand il se brise sans prévenir.
On ne tire jamais de traits définitifs, on le sait, le passé est un serpent qui mord.