« J’ai souvent de grandes discussions avec mes chers disparus où je leur explique un peu mes difficultés en leur demandant quelquefois de m’aider ; je leur parle de mes joies, en leur disant qu’ils ont été très bien avec moi, qu’ils m’ont bien aidée dans la vie. Ces disparus sont toujours proches de moi par la pensée et je me dis toujours que le jour où je partirai, ce sera la fête de l’autre côté. Il n’y a jamais de tristesse en moi parce que, justement, j’arrive à gérer ça et en même temps, je ne peux pas vous dire que j’y crois complètement mais j’aimerais bien que ça marche !. »
Je pense que lorsqu’on a un potentiel d’amour à donner, il faut le donner et si cela passe par le fait d’élever des enfants et de les amener de la petite enfance à l’adolescence, de leur faire faire un bout de chemin, si cela est nécessaire, il faut le faire.
J’ai toujours envie de m’en aller ailleurs, d’aller voir à côté. Je ne me sens pas instable mais curieuse ; la stabilité est représentée par ma maison, mon coin, mon foyer, vous… Mais j’ai toujours envie de cette liberté qui m’a empêché d’avoir des enfants.
L’art m’intéresse. je préfère m’occuper d’art, je vis à travers l’art. Je suis intéressée par la musique, la peinture, la danse, l’opéra ; ce sont des choses qui me font vibrer des pieds à la tête.
La politique m’ennuie profondément, le pouvoir m’ennuie aussi et, de ce fait, je ne le regarde pas.
Il y a des choses qui me dérangent mais comme je n’ai pas envie d’être malheureuse, comme je n’ai pas envie de rentrer en guerre, je vis au travers de ce qui me plaît et de ce que j’aime.
Je suis aussi quelque peu redevable à la vie car j’ai eu de gros problèmes de santé et j’ai envie de rendre un peu ce qu’on m’a donné. J’ai été opérée du cœur, j’ai rencontré des gens qui ont eu d’énormes problèmes donc, dès que je le peux, je fais des reportages sur la santé,…